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Royal Boch - Arguments PDF Imprimer Envoyer

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Royal Boch, la dernière défaïence

 

Le spectacle

Maintenant que l'occupation a été votée, il faut s'organiser. Et nous ne sommes plus  que 46. Avant, nous étions 1.600 ! Alors vient le temps des nuits de garde et des journées longues au cours desquelles on se raconte. Je me souviens, de ma première journée à l'usine, j'avais 14 ans. Et 40 ans plus tard, je suis toujours là... Mais occuper une usine grande comme un paquebot, on arrête jamais, et on a gardé l'outil en état. On était prêt à retravailler le lendemain. Et on en produisait de la vaisselle, avant. Des kilomètres de piles de vaisselle. Faut dire, on était une famille, une grande famille, et ce qu'on produisait partait jusqu'en Amérique ! Et maintenant, notre savoir faire, il va aller où ? En Chine ? Mais bon, on a été soutenu; presse, spectacles, jeunes, tout le monde est passé. Quand on travaillait, il n'y avait jamais personne mais maintenant qu'on occupe, il y a plein de monde; allez comprendre! Et puis il y a eu un repreneur, et on y a cru, et pas rien qu'un peu. On se méfiait, à force. Quatre faillites, ça aiguise l'analyse. Ah, si la ville avait voulu, Royal Boch aurait continué à être au centre de la ville, son coeur, son poumon, son âme même. Mais face à un centre commercial, ça ne fait pas le poids. Enfin bref, aidé des pouvoirs publics, Royal Boch a été repris par un nouveau patron. Et alors ? Et alors, on ne va pas tout vous dire. Venez à l'usine, qu'on vous raconte...

Le texte du spectacle est édité aux Editions du Cerisier.

Pourquoi un atelier théâtre avec des ouvriers ?

"Des usines qui ferment et des ouvriers flanqués au chômage, il y en a partout. Mais voilà, Royal Boch c'est à La Louvière, au cœur de la ville, c'est là que nous sommes en résidence depuis plusieurs années, et ce sont des gens qui fabriquent chaque pièce de leur  main, depuis cent soixante-huit ans. Ce sont des artisans, comme nous. Et nous fabriquons des pièces, comme eux."

Aujourd'hui en 2014

Pendant les deux années qui ont suivi l'occupation, le travail à temps très partiel a repris, bercé par les illusions d'un avenir prometteur. On sait aujourd'hui que tout cela n'était que du vent. Pour nous, les contacts sont restés forts avec ces travailleurs. Aussi, plus leur usine était démolie, plus l'envie de raconter se faisait sentir chez certains, plus l'envie de dire la colère était présente. Il fallait un espace où dire, maintenant que les murs de l'usine sont tombés, pour que tous entendent cette histoire, avant qu'elle ne soit recouverte par les mensonges et l'oubli. On ne peut pas imaginer La Louvière sans ses travailleurs, ceux qui ont porté si loin les estampilles royales aux quatre coins du monde.

Partenaires: Présence et Action Culturelles, Arsenic, Espace Dragone, Le Centre Culturel régional du Centre, La Louvière Métropole culture 2012, Direction générale des Affaires culturelles du Hainaut, Fédération Wallonie Bruxelles – Arts de la scène, le Ministre Président de la Fédération Wallonie Bruxelles, Service Art & Vie, Bibliothèque provinciale, le Centre de la Faïence Keramis, Centritudes...

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